21.06.2008

Samedi 21 juin

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Température prévue cet après-midi à l’ombre : 31°C

Boissons au frais, tee shirt manches maxi courtes, cheveux noués....mmmmm ca sent bon l'été !

 

Mon cher et tendre été,

C’est avec grand plaisir que je t’accueille dans ma maison et dans mon cœur, moi qui te suis éternellement fidèle ! Que s’est il passé cette année ? Tu as vraiment tardé à venir, est ce l’hiver qui t’as rendu timide ? Tu as cru que je te boudais et tu as voulu me faire une farce ?! Je suis heureuse que tu sois enfin venu et te promets, comme chaque année, un accueil en fanfare tambour et trompette (ma siam sera pas loin…). Comme d’habitude, panoplie complète : maillot de bain (tout nouveau cette année rien que pour te faire plaisir), serviette de plage, monoï, coca light et mp3 ! Ha oui j’ai même anticipé, j’ai perdu la totalité des kilos que je t’avais promis l’année dernière !!! Je te vois sourire mais tu verras, c’est bien vrai !!!

J’ai aussi mené notre campagne avec front : « sortez les sourires, soyez polis et courtois l’été est là » !!!! Vont-ils m’écouter en vain cette année encore ? M’en fou, pour moi le soleil est de mise est qui dit soleil dit joie de vivre et smile attitude !

C’est avec beaucoup de joie que je te souhaite la bienvenue dans ma demeure, reste-y le plus longtemps possible ! Répand tout autour de toi, à travers ces gens encore bien trop glacial, toute ta chaleur. Prouve-leur que le soleil adoucit les mœurs et que tout est plus facile lorsqu’il fait beau et chaud…Rappelle-leur que tu es le prémisse à leur grande vacance, ça marche ça en principe (sic…)

 

MESDAMES MESSIEURS

Voici le non moins célèbre, le plus populaire de tous, l’inoubliable : été !!!

Rangez vos pulls, sortez vos sourires et vos maillots, détendez-vous. Faites comme moi : transformez-vous et devenez papillon !

A vos sourires, prêt, partez !!!!

19.06.2008

Bel hommage

En 1854, le Grand Chef Blanc à Washington offrit d’acheter une large zone du territoire indien et promit une « réserve » pour le peuple indien. La réponse du chef indien Seattle a été décrite comme la plus belle et la plus profonde déclaration jamais faite sur l’environnement. Il peut être salutaire de rappeler ces paroles d’un Sage dont la communauté a été tellement méprisée et combattue, jusqu’à l’extermination...

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« Comment pouvez-vous acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ?

L’idée nous paraît étrange. Si nous ne possédons pas la fraîcheur de l’air et le miroitement de l’eau, comment est-ce que vous pouvez les acheter ?

Chaque parcelle de cette terre est sacrée pour mon peuple.

Chaque aiguille de pin luisante, chaque rive sableuse, chaque lambeau de brume dans les bois sombres, chaque clairière et chaque bourdonnement d’insecte sont sacrés dans le souvenir et l’expérience de mon peuple. La sève qui coule dans les arbres transporte les souvenirs de l’homme rouge.

Les morts des hommes blancs oublient le pays de leur naissance lorsqu’ils vont se promener parmi les étoiles. Nos morts n’oublient jamais cette terre magnifique, car elle est la mère de l’homme rouge. Nous sommes une partie de la terre, et elle fait partie de nous. Les fleurs parfumées sont nos soeurs ; le cerf, le cheval, le grand aigle, ce sont nos frères. Les crêtes rocheuses, les sucs dans les prés, la chaleur du poney, et l’homme, tous appartiennent à la même famille.

Aussi lorsque le Grand chef à Washington envoie dire qu’il veut acheter notre terre, demande-t-il beaucoup de nous. Le Grand chef envoie dire qu’il nous réservera un endroit de façon que nous puissions vivre confortablement entre nous. Il sera notre père et nous serons ses enfants. Nous considérons donc, votre offre d’acheter notre terre. Mais ce ne sera pas facile. Car cette terre nous est sacrée.

Cette eau scintillante qui coule dans les ruisseaux et les rivières n’est pas seulement de l’eau mais le sang de nos ancêtres. Si nous vous vendons de la terre, vous devez vous rappeler qu’elle est sacrée et que chaque reflet spectral dans l’eau claire des lacs parle d’événements et de souvenirs de la vie de mon peuple. Le murmure de l’eau est la voix du père de mon père. Les rivières sont nos frères, elles étanchent notre soif. Les rivières portent nos canoës, et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devez désormais vous rappeler, et l’enseigner à vos enfants, que les rivières sont nos frères et les vôtres, et vous devez désormais montrer pour les rivières la tendresse que vous montreriez pour un frère. Nous savons que l’homme blanc ne comprend pas nos moeurs. Une parcelle de terre ressemble pour lui à la suivante, car c’est un étranger qui arrive dans la nuit et prend à la terre ce dont il a besoin. La terre n’est pas son frère, mais son ennemi, et lorsqu’il l’a conquise, il va plus loin. Il abandonne la tombe de ses aïeux, et cela ne le tracasse pas. Il enlève la terre à ses enfants et cela ne le tracasse pas. La tombe de ses aïeux et le patrimoine de ses enfants tombent dans l’oubli. Il traite sa mère, la terre, et son frère, le ciel, comme des choses à acheter, piller, vendre comme les moutons ou les perles brillantes. Son appétit dévorera la terre et ne laissera derrière lui qu’un désert.

Je ne sais pas. Nos moeurs sont différentes des vôtres. La vue de vos villes fait mal aux yeux de l’homme rouge. Mais peut être est-ce parce que l’homme rouge est un sauvage et ne comprend pas.

Il n’y a pas d’endroit paisible dans les villes de l’homme blanc. Pas d’endroit pour entendre les feuilles se dérouler au printemps, ou le froissement des ailes d’un insecte. Mais peut-être est-ce parce que je suis un sauvage et ne comprends pas. Le vacarme semble seulement insulter les oreilles. Et quel intérêt y-a-t-il à vivre si l’homme ne peut entendre le cri solitaire de l’engoulevent ou les palabres des grenouilles autour d’un étang la nuit ? Je suis un homme rouge et ne comprends pas. L’Indien préfère le son doux du vent s’élançant au-dessus de la face d’un étang, et l’odeur du vent lui-même, lavé par la pluie de midi, ou parfumé par le pin pignon.

L’air est précieux à l’homme rouge, car toutes choses partagent le même souffle - la bête, l’arbre, l’homme, ils partagent tous le même souffle. L’homme blanc ne semble pas remarquer l’air qu’il respire. Comme un homme qui met plusieurs jours à expirer, il est insensible à la puanteur. Mais si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler que l’air nous est précieux, que l’air partage son esprit avec tout ce qu’il fait vivre. Le vent qui a donné à notre grand-père son premier souffle a aussi reçu son dernier soupir.

Et si nous vous vendons notre terre, vous devez la garder à part et la tenir pour sacrée, comme un endroit où même l’homme blanc peut aller goûter le vent adouci par les fleurs des prés.

Nous considérerons donc votre offre d’acheter notre terre. Mais si nous décidons de l’accepter, j’y mettrai une condition : l’homme blanc devra traiter les bêtes de cette terre comme ses frères.

Je suis un sauvage et je ne connais pas d’autre façon de vivre. J’ai vu un millier de bisons pourrissant sur la prairie, abandonnés par l’homme blanc qui les avait abattus d’un train qui passait. Je suis un sauvage et ne comprends pas comment le cheval de fer fumant peut être plus important que le bison que nous ne tuons que pour subsister.

Qu’est-ce que l’homme sans les bêtes ?

Si toutes les bêtes disparaissaient, l’homme mourrait d’une grande solitude de l’esprit. Car ce qui arrive aux bêtes, arrive bientôt à l’homme. Toutes choses se tiennent.

Vous devez apprendre à vos enfants que le sol qu’ils foulent est fait des cendres de nos aïeux. Pour qu’ils respectent la terre, dites à vos enfants qu’elle est enrichie par les vies de notre race. Enseignez à vos enfants ce que nous avons enseigné aux nôtres, que la terre est notre mère. Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre. Si les hommes crachent sur le sol, ils crachent sur eux-mêmes.

Nous savons au moins ceci : la terre n’appartient pas à l’homme ; l’homme appartient à la terre. Cela, nous le savons. Toutes choses se tiennent comme le sang qui unit une même famille. Toutes choses se tiennent.

Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre. Ce n’est pas l’homme qui a tissé la trame de la vie : il en est seulement un fil. Tout ce qu’il fait à la trame, il le fait à lui-même. »

16.06.2008

Marre !!

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"Clémentine quand tu fermes les yeux, tu devines un monde merveilleux"...

Marre des foutages de gueule

Marre des m’as-tu-vu

Marre du k’en-dira-t-on

Marre de la mauvaise humeur

Marre de la violence

 

Y’a-t-il un remède à toute cette misère ? Est-ce une fatalité ? Est-ce que l’homme fonce réellement droit dans le mur ?

Aujourd’hui j’ai la nette impression que tout est régit par le sexe, l’argent et la mauvaise foi… Et plus ça va, plus je suis persuadée que je ne me trompe pas…Quelques exemples à la clé :

  • Je suis tranquillement en train de regarder la télé (pour le peu que je l’allume, c’est soit dessin animé soit clip télé) et bien attention mesdames et messieurs même dans les dessins animés il y’a de la violence et du cul ! Ho à faible dose le public est en bas age voyons …oui bien sur ! Quant au clip télé c’est bien simple, c’est finis je ne regarde plus ! Faudra qu’on m’explique pourquoi une nana se roule quasi à poil sur une grosse voiture, toutes options siouplait, alors que la chanson parle des temps durs qui court ? Faudra aussi qu’on m’explique pourquoi la dame se met toute nue pour venter les mérites d’un yaourt ou les bienfaits d’un shampoing ?? 
  • Je suis tranquillement en train de travailler lorsque je m’aperçois que mon chef s’absente dans son appartement avec une jeune fille au bras pendant prés d’une heure, faudra qu’on m’explique pourquoi elle ressort avec les cheveux hirsutes et lui le regard fuyant ! Faudra aussi qu’on m’explique pourquoi il me regarde et me dit que la marche ça fait fondre les hanches et le fessier…
  • Je suis tranquillement en train de lire les PPS qu’on m’envoie sur ma boite mail (c’est à la mode), je me dirige vers les liens qu’on me donne nommés « les bonnes blagues », je tombe sur des blagues plutôt racistes, ou des blagues se limitant à l’Irak ou Bush. Moi j’aimais bien les blagues de Toto, j’aimais bien les blagues de Desproges quand il faisait le tour de Montcuq… Faudra qu’on m’explique pourquoi la misère fait hurler de rire…
  • Je suis tranquillement en train de conduire quand une furieuse me fait une queue de poisson ou qu’un ahurie n’a pas vue le cédez le passage. Faudra qu’on m’explique pourquoi et pour qui le code de la route a été créé… 
  • Je suis tranquillement en train de vivre un bon moment avec ceux ou celles que j’aime lorsque une âme en peine se prend pour le nombril du monde en maugréant ses 1000 et 1 malheurs à qui veut l’entendre, et qui ne veut pas l’entendre d’ailleurs. Faudra qu’on m’explique quel est l’intérêt de pleurer sur une épaule déjà bien trempée. Faudra aussi qu’on m’explique quel est l’intérêt de crier au loup quand le pré est vide de prédateurs… Moi je préférais les 1000 et 1 nuits !

Peut être alors que ma vie est trop bien tranquille pour être épargnée de tout ça… Il n’empêche qu’il faudra vraiment qu’on m’explique un jour …Sexe, gloire et beauté, ne me dites pas que toute cette mascarade se résume à ça ??